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La Maison de Balzac, 24 rue Berton

Mis à jour : févr. 22



"La rue Berton, du nom de deux compositeurs du 18e siècle, est « l’un des coins plus pittoresques de Paris », à en croire Apollinaire dans Le Flâneur des deux rives. À sa naissance rue d’Ankara, entre deux étroits murs couverts de lierre, ses sinuosités dissimulent les secrets des pentes étagées de Passy. Elle s’élargit ensuite entre deux monuments symboles de la littérature française : la maison de Balzac et la clinique du docteur Blanche qui soigna notamment Maupassant et Nerval, ancien hôtel de la princesse de Lamballe devenu aujourd’hui résidence de l’ambassadeur de Turquie.


L’auteur de la Comédie humaine habita, entre 1841 et 1847, cette maison dont la porte dérobée lui permettait, dit-on, d’échapper à ses créanciers. C’est aujourd’hui l’un des plus émouvants musées de Paris, qui fut aussi le théâtre de dîners mondains réunissant Apollinaire, Duchamp, Picabia ou les frères Perret vers 1912."


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La rue Berton vers 1900

(@parimagine)




"En 1840, fuyant une fois de plus ses nombreux créanciers, Balzac déménagea pour s'installer dans une petite maison du village de Passy, lequel était alors situé hors de l'enceinte parisienne. Pour encore mieux s'y cacher, il y prit même le nom de M. de Brugnol, du nom de sa gouvernante-maîtresse.


Le choix de cette demeure par Balzac découle d'une très intéressante particularité. Si effectivement, depuis la rue Raynouard, elle apparaît comme une petite maison, il s'agit en réalité du dernier étage d'un hôtel particulier qui est plaqué contre la paroi d'une ancienne carrière de Passy. En voyant un huissier arriver dans son jardin, l'écrivain pouvait donc descendre par un escalier intérieur les étages, habités par d'autres locataires, jusqu'à la rue Berton, et s'enfuir."


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Paris 16ème, rue Berton, couloir par lequel Balzac pouvait échapper à ses créanciers