Jean Giono et l'expérience de la prison

Dernière mise à jour : févr. 20


"J'ai toujours détesté la foule. J'aime les déserts, les prisons, les couvents ; j'ai constaté aussi qu'il y a moins d'imbéciles à trois mille mètres d'altitude qu'au niveau de la mer."

Jean Giono, Voyage en Italie




"Jean Giono a été arrêté le 14 septembre 1939 et incarcéré à la prison militaire du fort Saint-Nicolas à Marseille. Il a été accusé d’être l’auteur d’un "tract défaitiste", « Paix immédiate » qui portait son nom et qui était constitué d’extraits de ses livres. Giono niait avoir confectionné ce tract. D’après Pierre Citron, « les chefs d’accusation contre lui sont [...] vagues, et portent plutôt sur l’ensemble de ses activités pacifistes depuis Refus d’obéissance, y compris ses tracts de 1938 et 1939 ». Faute de preuves, un non-lieu a donc été prononcé en sa faveur deux mois après.

Une deuxième arrestation a eu lieu le 8 septembre 1944. De nouveau, Giono a été arrêté pour collaboration. Accusé injustement et sans preuve, il a été incarcéré à Digne puis à Saint-Vincent-les-Forts. Il ne sera libéré que le 31 janvier 1945. Ces deux expériences de prison, et surtout les accusations injustes dont il a été l’objet, ont sûrement marqué Giono."


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