Louis Calaferte: citations et poèmes

Dernière mise à jour : 31 janv. 2021


Louis Calaferte (1928-1994)




"Né à Turin, Louis Calaferte (1928-1994) est un écrivain, dramaturge, poète et essayiste français né en Italie. Garçon de courses à treize ans dans une usine de piles électriques puis manœuvre, il commence son œuvre littéraire par le théâtre.


Après avoir vécu dans la marginalité jusqu’à son adolescence, Louis Calaferte se met à écrire très tôt. Grâce à Joseph Kessel, il publie Requiem des innocents, qui connaît le succès en 1952. En 1956, il s'installe à Mornant dans les monts du Lyonnais et y écrit Septentrion, ouvrage taxé de pornographie qui fut interdit à la vente et réédité seulement vingt ans plus tard chez Denoël.


Écrivain souvent ignoré de ses pairs, homme d'enthousiasmes et de colères, mais tout autant homme de réflexion, réservé et secret, Louis Calaferte a construit une œuvre forte et personnelle. Il fut un poète vigoureux et sensible, à l'écriture précise et passionnée, violente et sans concessions. Auteur de récits, essais, carnets, poésies, pièces de théâtres représentées en France et à l'étranger, Louis Calaferte a reçu le Grand Prix National des Lettres en 1992. Après sa mort, son épouse Guillemette continue d'éditer les volumes restés inédits de son journal."


[Source]






Citations




« La littérature doit, soit enrichir l'esprit, soit le bouleverser."


Louis Calaferte

Carnets XIII



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« Je me jetais sur les livres comme s'ils devaient nécessairement me livrer la clef de moi-même. Et la serrure avec. »


Louis Calaferte

Septentrion



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« Tous les livres ne sont pas pour tous les lecteurs indifféremment. Chacun doit trouver les siens. Les trouve-t-il, c'est l'harmonie. »


Louis Calaferte

Choses Dites







« Qu'étais-je de plus que les autres ? La somme inexprimable de ténacité cruelle, impitoyable envers soi, qu'implique ce tour de force de devenir créateur. Après tout, écrire n'est rien d'autre que s'avouer malheureux. »

Louis Calaferte

Septentrion



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« J'ai si peu de plaisir à me propulser, à perdre ma salive en vains bavardages; mon contentement est tel à demeurer à mon bure